J'écoute : les oiseaux dans ma tête Je regarde : A coté, en bas, au pied du poteau la fleur Je lis : Au fond de tes yeux Je joue : Au con Je mange : Mal ces derniers temps Je bois : des cocktails que je prépare Je cite : Che Guevara :"Soyons réalistes demandons l'impossible" Je pense : trop, définitivement trop Je rêve : D'aventures (mis à jour jeudi 24 juillet 2008 à 02:12)
Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement
La force de la France c'est l'esprit des Lumières
Cette petite flamme au cœur du monde entier
Qui éclaire toujours les peuples en colère
En quête de justice et de la liberté
Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement
Parce qu'ils ont un jour atteint l'Universel
Dans ce qu'ils ont écrit cherché sculpté ou peint
La force de la France c'est Cézanne et Ravel
C'est Voltaire et Pasteur c'est Verlaine et Rodin
Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement
La force de la France elle est dans ses poètes
Qui taillent l'avenir au mois de mai des mots
Couvrez leurs yeux de cendre tranchez leur gorge ouverte
Vous n'étoufferez pas le chant du renouveau
Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement
La force de la France elle sera immense
Défiant à jamais et l'espace et le temps
Le jour où j'entendrai reprendre ma romance
Dans la réalité de la foule chantant
Nous ne voulons plus de guerre
Nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires
Halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères
Qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre
Unilatéralement
Ma bru m'a conduit par a manche
Jusqu'au p'tit banc qu'est sous l'tilleul
Ils vont s'promener, dame, c'est dimanche
Je reste là, je suis l'aieul.
Je suis née... Bah ! Ca fait si longtemps
Que ca m'fatigue de faire la somme
De mes hivers Ou d'mes printemps.
Enfin, quoi, j'suis un vieux bonhomme.
Mes prunelles sont d'venues toutes grises.
Depuis que'ques mois, j'peux plus rien voir
Mais j'devine le temps. J'ai des crises
J'suis tout rouillée quand va pleuvoir.
Mais aujourd'hui, j'sens qu'il fait clair.
Et j'entend. Et j'ai de bonnes oreilles.
J'entend.C'est plein d'oiseaux dans l'air.
Et qu'dans les branches, c'est plein d'abeilles.
Pas de dangers qu'une ne me pique
Elles savent que j'leur veux pas du mal
Et qu'j'aime écouter leur musique.
J'entend... Des filles qui vont au bal.
Elles vont, comme ça, par cinq ou six
Et l'soleil leur fait des diademes
C'était pareil dans l'temps jadis.
Seulement les filles, c'est plus les mêmes.
On veut pas croire dans sa jeunesse
Qu'un beau jour, faudra céder l'pas
On croit qu'ça durera, sans cesse,
Ou mieux encore... on y pense pas.
On s'marrie. On a des bambins
On en est fier. On désespère
De les voir grandir ces lambins
Et puis un jour, va t'faire en l'air,
Voila qu'la fille prend du corsage.
Et qu'le fils part pour le régiment
On s'dit : j'suis dans la force de l'age
On se l'redit. Jusqu'au moment
Ou on s'trouve seul, deuil après deuil.
Et la grand route qu'on a suivi.
On la r'voit toute en un clin d'oeil
Que c'est long. Que c'est bref, une vie.
Ma bru m'a conduit par la manche
Jusqu'au p'tit banc, qu'est sous l'tilleuil
Ils vont s'prommener, dame, c'est dimanche
Je reste là, je suis l'aieul.
Le Canard Enchaîné publie, dans son édition du 23 juillet, un article rapportant les péripéties de la (non) attribution de la 4ème licence 3G que lorgne Free. Selon l’hebdomadaire satirique, ce serait bien l’Elysée, suite à la campagne de lobbying intense organisée par l’oligopole des 3 opérateurs existants, en premier lieu desquels, Martin Bouygues, grand ami du président, qui aurait bloqué le processus d’attribution. « Ils ont fait un lobbying d’enfer pour empêcher l’arrivée d’un quatrième », reconnait un spécialiste des Télécoms, « ils sont terrorisé à l’idée que Free, qui a déjà cassé les prix dans l’internet, débarque dans le mobile »
Les propos de martin Bouygues à un haut fonctionnaire ne fait pas démentir cette thèse « Je me suis acheté un château, ce n’est pas pour laisser les romanichels venir sur les pelouses ». En guise de château, Martin Bouygues devait certainement évoquer les plantureuses marges dans le mobile : 30% du chiffre d’affaire. Marges qu’on ne retrouve que dans l’industrie du luxe.
Même si la dernière licence 3G pourrait être découpée en trois en vue d’un appel d’offre, selon le Canard Enchaîné, ce devrait être Bouygues, Orange et SFR qui seraient sélectionnés. Au pire une mini fréquence pourrait être attribuée à un nouvel entrant, mais elle ne permettrait de couvrir que les zones urbaines.
poivrons rouges, verts, jaunes, pomme, olives noires, basilic, tomates, le tout finement coupé, assaisonné huile d'olive et vinaigre balsamique aux fruits rouges, accompagné de fines tranches de comté et de saucisson au poivre.
S'il est bien une musique capable de me tirer des larmes à chaque écoute, c'est bien l'adagio pour cordes de Barber.
Faute de mieux, cette version, dont je trouve les tempi trop rapides et les violons trop lourds. On en perd le coté fragile de ce morceau. La meilleure des version à mon gout reste celle enregistré par Bernstein. La montée y est impressionnante, débordante. L'émotion y a une densité incroyable, le tout soulevé avec une grande légèreté.
Et aussi bizarre que cela puisse paraitre, j'aime assez ce qu'en a fait Tiesto.
Tiens, et tant qu'on est dans la transe, un petit clin d'œil à mon fiston préféré !
Depuis le temps que je la cherchais cette vidéo...
Et pour se rendre mieux compte de la rapidité, je trouve que l'enregistrement de sa version sur piano automatique présenté dans cette vidéo est intéressant.
... Mais ces derniers jours, ce texte a ressurgit et me hante.
CARL - Des heures. J'ai marché des heures en ligne droite. Comment j'ai fait pour revenir à la même place? Comment j'ai fait pour tourner en rond en marchant sur un chemin tout droit?
Temps.
AMBROISE - Le silence, l'espace, le désert vert : j'ai toujours détesté la forêt !
Temps
CARL - On n'avait pas d'affaire à venir ici, pas aujourd'hui.
AMBROISE - J'imagine qu'on vient de faire le tour de ce qu'on avait d'essentiel à se dire. On pourrait continuer à parler de nos métiers mais je pense pas que ça t'intéresse de savoir que dans ma galerie le conceptuel est en baisse et le figuratif à la hausse. Et moi, je pense pas que ça m'intéresse de connaitre les dernieres économies qu'on peut faire dans ton Club Price où t'as été sacré deux fois l'employé du mois. Un baccalauréat en administration pour placer des gros formats sur une tablette : fais ta maîtrise, on sait jamais, tu vas peut-être aboutir aux caisses.
CARL - T'as pas le droit !
AMBROISE - De quoi veux-tu qu'on parle, mon frère? Veux-tu qu'on parle politique? Du pays en devenir? Entre un oui et un non et lequel des deux qui coûte le moins cher, je vous plus ce qu'il nous reste à dire. Veux-tu qu'on parles de hockey? Moi, je trouve la partie intéressante quand les joueurs entrent dans les douches. Veux-tu qu'on parle des tes programmes à télé et de ce que la petite boîte avec des images dedans t'as dit d'acheter cette semaine, Veux-tu qu'on parle de ta moto marine, de ta motoneige, de ta tondeuse, de ta tronçonneuse, de toutes les affaires qui donnent un sens à ta vie, en tout cas qui la remplissent de bruit? Quel mot veux-tu qu'on mette que le vide? Veux tu qu'on partage ce qui nous révolte? J'étouffe une nouvelle colère à chaque dix minutes, je me battrais pour une nouvelle cause à chaque demi-heure. Je suis féministe à midi, écologiste à trois heures, médecin sans frontières au souper. J'éponge le front de mère Térésa à deux. J'adopte un Rwandais à sept. Je monopoliserais les lignes ouvertes, je noircirais des kilomètres de pétitions, je serais permanent au courrier des lecteurs... Mais je garde toutes ces révoltes par en dedans et toutes ces révoltes deviennent un gros kyste parce que le monde, ça de l'air que le monde, on peut plus le changer, le monde, parce que tout le monde s'occupe de la changer, le monde. Ça que le soir quand je me couche, je soulage mon gros kyste en m'imaginant lécher les bottes de beaux soldats avec des belles gueules de tueurs, des beaux soldats habillés en latex, les fesses dures comme des melons, les queues dégoulinantes de sperme.
CARL - Tu devrais pas parler comme ça.
AMBROISE - Quand je manque d'imagination, je me loue de l'amour en vidéo et des fois, je fais livrer. Si possible un petit gars d'une famille monoparentale, un petit gars de la misère que je pourrais sauver de la misère. L'idée de le sauver de la misère me fait bander.
CARL - Tu devrais pas parler comme ça.
AMBROISE - Je suis pas sûr, Carl, que çà t'intéresse de savoir que je passe mon temps à chercher l'organe, le muscle, le virus, en tout cas, l'affaire qui fait que je suis, à la fois, trop sensible aux souffrances de l'humanité et que malgré tout, je ferais des marches en faveur de la peine de mort. Le jour où je vais trouver l'organe, le muscle, le virus, en tout cas le paradoxe qui fait que j'arrive à accepter toute la médiocrité du mot "vivre", je me l'arrache. Je me l'arrache !
CARL - Trop compliqué pour moi.
AMBROISE - Je vais te simplifier ça. Je suis un homosexuel snob et suffisant, un homosexuel qui a rencontré le cynisme le jour où son amant a rencontré le sida. Toi, t'es un déchet de banlieue, bruyant, polluant, avec des ambitions qui dépassent pas celles que ton gérant de caisse t'accordent. C'est assez simple à ton goût?
CARL - Quand je m'ouvre les yeux le matin, je me dis pas que l'effet de serre ça doit être de ma faute, que les guerres en Afrique, c'est de ma faute, que le chômage de mon voisin, c'est de ma faute. Quand je me réveille le matin, je me prends pas pour le bon Dieu, ciboire.
AMBROISE - Épuisement ! Zone où aboutissent les conversations de famille ! Sujets égrainés sur le fil de l'ennui, phrases sans finale, bruits sans écho. (hurlant) SI TU VEUX PAS PARLER DE LA MORT DE PAPA, DE QUOI VEUX-TU QU'ON PARLE, CARL ?
CARL - (hurlant à son tour) ARRÊTE DE PARLER COMME LUI !
AMBROISE - COMME QUI?
CARL - Cette ciboire de maladie de vouloir dire tout ce qui se dit pas !
AMBROISE - Pour le temps qu'il nous reste à passer ensemble, on est ce que je viens de simplifier et on se contente d'être des impressions de frères. Ça te va?
CARL - Des vrais frères, c'est pas possible?
AMBROISE - Impressions d'émotion.
Michel-Marc BOUCHARD - "Le Chemin Des Passes Dangereuses"
Lundi matin, après une nuit à cogité sur la manière d'utiliser au mieux les (fabuleux) trois jours de repos que m'autorisaient mes patrons, décision fut prise d'aller se visiter (enfin) les falaises d'Etretat.
Levé des potron-minet (10heures), mon train est prévu à 10h50 à Saint Lazare. Ni une ni deux, sac vite prêt, douche rapide, impression de la liste d'hôtels d'Etretat. Train loupé (bien sûr), après maint changement, débarquement en Normandie, ils ont l'habitude, à Fécamp.
Fécamp, c'est beau. Coucou furtif à l'office de tourisme, le temps de choper deux trois cartes, demander la faisabilité d'une randonnée. 5-6 heures de marche me sont annoncées, je prends ! J'y apprends qu'une valleuse est une petite vallée créée par un ruisseau et qu'il m'en faudra traverser 5.
Courte visite de Fécamp (traversée brève, en fait) c'est meugnon tout plein, maintenant, en avant toute.
La rando que l'on m'a conseillé est de suivre le GR. Simple et efficace, pour commencer, on monte... euh... on monte même dru !En 400-500 mètres, me voila déjà soufflant... C'est plat, la mer, qu'y disaient...
Une fois en haut (ce n'est pas extremement haut non plus, juste abrupte), petit regard en arrière. C'est déjà beau.
Perdu en pleine campagne en un rien de temps, j'erre, un peu trop loin des falaises à mon gout, dans un premier temps. Marcher me fait le plus grand bien. Mon esprit se vide de tous les tracas, je ne goute maintenant plus qu'une seule chose la foultitude de détails splendides que m'offrent la nature et mes deux jambes la parcourant. Champs au printemps, cultures en pousses, labours frais, oiseau sifflants. Ma vie parisienne oxydée me parait si loin. Tellement dérisoire. Le printemps m'émerveille, me bouscule et me réveille. Au bout de quelques kilomètres, la curiosité prends le dessus. Je traverse enfin un champ, me fait quelques frayeurs en surprenant 3 vipères (gloups, dirais-je même) et mes yeux s'ébaubissent du paysage offert.
Une valleuse, puis deux. Ces petites bêtes innocentes au premier abords sont en fait de belles machines à casser les pattes... On descend à pique et on remonte aussi sec. On a fait 400 mètres et l'on est crevé.
La curiosité reprenant encore le dessus, je me hasarde sur la plage. C'est bien beau la campagne normande (même très beau), mais à la base, je venais quand même voir des falaises. Je profite de la deuxième valleuse pour jeter un oeil. Mon oeil m'entraina sur 4 kilomètres de plage de galets, surplombé par cette muraille gigantesque, massive, sereine. L'homme y retrouve sa réelle place. Minuscule.
De plus près la roche elle même gagne en splendeur.
Le galet, c'est bien gentil... Mais cela fatigue énormément. Presqu'autant que la valleuse en fait. Autant continuer par au-dessus, maintenant, d'autant que le chemin devrait bientôt suivre de près le bord. Je me reperd un peu dans les chemins doux de Normandie, les champs de lin colorant le paysage.
Apres deux, trois kilomètres, le sentier rejoint le bord de la falaise... Il ne le quittera plus jusqu'à Etretat. Là, les paysages splendides se succèdent.
Le sentier passe parfois vraiment près du bord de la falaise...
Le bout de caillasse que l'on aperçoit sur le coté, c'est la fameuse aiguille de Belval...
Juste un petit rappel... Elle fait quand même 40 m de haut.
Enfin, après 6 heures de marche. Le repos s'effectue sur les bancs, face à Etretat, d'abord. Paisiblement sur les galets ensuite...
Mardi matin, autre jour. C'est avec le grand soleil et la marée haute que je pars me repaitre des paysages de la veille et de ceux de l'autre versant d'Etretat.
Une sieste sur les galets permit de récupérer un brin, de même qu'un (long) retour en train dans la soirée.
Je redécouvre avec la plus grande joie, les poèmes splendides de Bernard Dimey, poète ivrogne du Montmartre du début du siècle. Sa sensibilité me touche au plus profond, me trouble et m'inquiète. Sa lucidité sur la nature humaine m'impressionne. Qu'écrirait il à notre époque? Le comédien que je suis ne peut de plus pas être insensible à sa technique oratoire sans faille. Incroyable et effrayant de penser qu'une personne comme lui, ivrogne, gros, en marge de la société, ne pourrait plus actuellement percer.